Je suis artiste traitant principalement des traditions étudiantes.

Biographie

En introduction, je tiens à faire comprendre que tout part de mon travail artistique imbriqué par ma passion pour les traditions étudiantes. C'est le moteur ayant provoqué la recherche autodidacte.
Je vais donc vous exposer par une ligne du temps ce qui m'a motivé à entreprendre mes recherches, et vous inviterais à parcourir ensuite une autre chronologie pour vous faire une idée de mon parcours d'artiste.

1987
En sortant de la bibliothèque de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles en ce 20 novembre, alors que je me creusais la tête pour déterminer ce qui me motiverait à peindre, je suis tombé nez-à-nez avec un cortège d'étudiants riche d'un millier d'individus. J'avais ma réponse.

1989
Il me fallut deux années pour pouvoir intégrer un cercle d'étudiants - n'étant pas moi-même aux études de ce niveau - pour pouvoir aborder l’événement du "baptême".
A peine dans le rôle, je dessinais déjà pour le journal du cercle des caricatures, des bandes dessinées. J'illustrais aussi des affiches,des tabliers de guindaille*. L'aventure dura trois ans.

1993
J'intègre un cercle naissant pour lequel je crée le blason arboré sur la penne. Celui-ci est toujours porté à l'heure actuelle. Je recense les pratiques des baptêmes.

1994
Je deviens "Comitard de baptême" afin de découvrir la vie d'un cercle de l'intérieur,le temps d'une année.
J'y fonde la Coterie des Libres Chanteurs afin de pérenniser le chant étudiant qui est de moins pratiqué, sous une forme ritualisée**.

1995
Je suis devenu "ancien". C'est à dire que j'ai assez de pratique, que je suis reconnu pour mes connaissances, et qu'à ce titre j'entre dans une caste pouvant se permettre de faire des remarques aux comitards en fonction.

1999
Je quitte la scène des traditions étudiantes par éloignement pour un an et demi.

2001
Alors que rien ne me laissait présager une reprise de ma recherche, coup du sort m'y replonge. La maison d'édition naissante "Jourdan le Clercq" - devenue depuis "éditions Jourdan", me publie mes notes sous le titre "Syllabus de Guindaille".

2002
La parution de mon livre me vaut d'aller le présenter au sein de la communauté étudiante de Belgique. Me voici à aborder d'autres traditions - cousines mais bien différentes dans la forme. L'approche amorcée par le folklore calottin*** m'ouvre les perspectives de l'international.

2003
Hors contexte, un travail alimentaire de gardien aux Bozars**** m'ouvre la perspective de l'art contemporain pour pouvoir évoquer ma recherche.

2004
Je vis majoritairement sur Lille, dans le monde des traditions étudiantes françaises et principalement au sein du petit monde de la faluche. La même année, je me rends à Poitiers pour découvrir l'Ordre du Vénéré Bitard (Loué-Soit-Il!). Ils arborent eux-même la faluche sans se reconnaître faluchards. Tout au plus possèdent-ils une base commune. J'y ai aussi rencontré une demoiselle portant une faluche sans avoir vécu l'étape du baptême. Elle motive son choix par le code faluchard stipulant que la faluche est la coiffe des étudiants de France,entendant par là que tout étudiant peut la porter s'il est français ou étudiant en France. Elle se revendique falucharde indépendante.
2004
Je fonde, en compagnie de trois faluchards et d'un penné, la Confrérie Ubuesque Indépendante des Trouvères Eméchés. Cette association n'est pas étudiante mais en prolonge les valeurs. Elle m'a permis de mettre en forme des idées à propos d'initiations existantes sur lesquelles j'aigreffé ce qui me paraissait faire échos dans mes recherches historiques et artistiques. Elles forment un tremplin àmapratique actuelle.
2007
Intérimaire au Bozar à Bruxelles, j'opère un tournant radical de mon art, et m'inspire de la liberté totale d'expression de l'art contemporain. C'est également le début de mes expositions.
2009
J'emménage à Caen. J'y découvre son réseau des porteurs de faluche.
2010
Je trouve en février un emploi en CDI au sein de la SPEPSC (Corpo médecine de Caen). En plus deme permettre de payer mon loyer, il m'apporte le double avantage de rester en contact avec les aspirations des étudiants actuels, et de pouvoir observer au quotidien le fonctionnement corporatiste carabin.
2011
Mon art se transforme. Ne pouvant aller plus loin dans mon propos en traitant des traditions vivantes, je prends le parti de créer une tradition de toute pièce. Cela me permet de démontrer, sans exposer ce qui doit rester discret, afin que la révélation se déroule au niveau de l'intime.

2013
Réalisation de la première partie de mon book.
2015
Grosses expositions de l'avancée de mon art, la première - assortie d'une conférence - se produit durant trois mois en l'établissement La Case, la seconde - achevant mon temps de résidence artistique à APEFIM la Fabrique, se déroulant durant tout le mois d'octobre en leurs locaux.

Notes :
* « GUINDAILLE, subst. fém.
Région. (Belgique)
A. Arg. des étudiants
1. Réunion joyeuse, beuverie. Il y a [dans le Testament] ces rappels d’une tradition orale et toujours florissante qui constitue le fond des conversations d’étudiants, du répertoire des « guindailles » (J. DESONAY, Villon, Droz, 1933, p. 97).
2. [À Louvain] Texte satirique, en vers ou en prose, récité ou chanté au cours d’une réunion d’étudiants. La guindaille était devenue un art typiquement louvaniste (= de Louvain) (F. GOBBE, Louvain 1919-24 ds Louvain, juin 1976, p. 14). J’ai fait beaucoup de « guindailles » (...).
C’est-à-dire qu’il s’agissait de faire des récits et des portraits en vers (J. MICHEL, interviewé ds La Libre Belgique, 28 janv. 1976).
B. Fam. Repas bien arrosé. Synon. fam. bringue, gueuleton. À cette occasion [la Saint-Vincent], des bals et des guindailles pantagruéliques étaient organisés (Meuse, 21 janv. 1912 d’apr. Wallonia, 1912, p. 111).
REM. 1. Guindailler, verbe, arg. des étudiants.
a) Emploi intrans. Participer à une guindaille, à des guindailles (au sens A 1).
b) Emploi trans. [À Louvain] Faire de quelqu’un le sujet d’une guindaille.
Dès que l’étudiant guindaillé est nommé, il doit se lever (J. VANDEREUSE, Les « pasquîyes » dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, Couillet, 1939, p. 52).
REM. 2. Guindailleur, -euse, subst., arg. des étudiants.
a) Habitué des guindailles (au sens A 1). Frondeur et souriant, guindailleur à tes heures, (...) tu étais (...) le type parfait de l’étudiant (Bulletin des anciens de l’Institut Saint-Remacle, Stavelot, févr. 1975, p. 5).
b) [À Louvain] Celui qui récite ou chante une guindaille. Il fut pris à parti par le guindailleur (F. GOBBE, Louvain 1919-24 ds Louvain, juin 1976p. 15).
Prononc. : [ ]. Aucune transcr. ds les dictionnaires.
Étymol. et Hist. 1.
a) 1880 arg. des étudiants « réunion joyeuse, beuverie » (C. LEMONNIER, Thérèse Monique ds la R. de Belgique, 15 nov., p. 246 cité par A. GOOSSE ds la Libre Belgique, 13 août 1979, p. 12 : un vieux zig [...] commandait en son honneur la « guindaille »);
b) 1939 « texte satirique » (J. VANDEREUSE, op. cit., p. 52, cité par A. GOOSSE, ibid.), attesté dès ca 1920 d’apr. F. GOBBE, op. cit.;
2. 1912 « repas bien arrosé » (Meuse, op. cit.). Mot wallon qui est prob. l’altération de godaille* soit (A. GOOSSE ds la Libre Belgique, 5 nov. 1979, p. 14) sous l’infl. du picardo-wallon guinse « beuverie, ribote » (de l’a. b. frq. *winst « bénéfice, profit, gain », v. FEW t. 17, p. 595a), soit moins vraisemblablement sous l’infl. de l’arg. guindal « verre à boire » (1780 ou 1844, société bachique des
« Joyeux » s. réf. ds ESN.; 1847, Dict. arg., p. 251; 1867 arg. des bouchers ds DELVAU; 1892 arg.
d’étudiants ds GUÉRIN : Faire guindal, Boire de compagnie, trinquer), d’orig. inc. (v. FEW t. 23, p. 40 a, s.v. verre qui cite P. CHANVIN,
Le pat. de Chablis [dans l’Yonne, ms. de 1893] : guindal « verre, gobelet »).
Bbg. PIRON (M.). Les belgicismes lex. Mél. Imbs (P.) 1973, p. 301.* »

In Syllabus de Guindaille, pages 06 et suivantes, Commandant RoSWeLL, 2002, Jourdan le Clercq éditions

** La forme ritualisée utilise un decorum particulier, l'usage de formules latines pour s'exprimer, et un système de récompense et de sanction dont la pratique est identique et ethylique. Pour plus d'informations au Syllabus de Guindaille, page 77, Commandant RoSWeLL, 2002, Jourdan le Clercq éditions

*** La calotte et la penne sont les deux traditions étudiantes principales belges. la calotte porte son nom du sobriquet lancé par les étudiants laïques envers les étudiants d'universités catholiques. La penne est arborée par les étudiants laïques.

**** Bozar est une émanation du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles,accueillant spectacles,concerts et expositions artistiques contemporaines. http://www.bozar.be/fr

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